11.30.2009

Sur le libre-arbitre, encore un ti-peu

«Est-ce que je t’emmerde?», est, vous en conviendrez chers internaulecteurs (lire, entendre, comprendre, enfin bref, figurer le concept d’interlocuteurs de moi, qui rédige ici, mais qui se fait lire par vousinternaulecteurs… néologisme, bon voyez..?) une phrase, une question en fait, qui est potentiellement très douloureuse, et ce, pas nécessairement pour la personne qui se fait répondre : «… interlocuteurs que je rebaptise Oui.. …».

[j’aime bien l’italique et l’accent particulier qui met dins textes et la transmission d’idées…=]

Donc est-ce que je t’emmerde fait bien plus mal à l’envers : c’est-à-dire l’autre sens que cette question signifie et incarne.. : dois-je ou non t’envoyer paître?

Ça doit faire mal, me semble se trouver face à quelqu’un qui se demande ça en temps réel, là, tsé mettons quelqu’un qui est en train de choisir de t’envoyer chier ou non…

Tsé, moi je sais pas pour vous, mais moi, parfois, je dois choisir avant d’envoyer chier quelqu’un… je dois choisir si j’envoye ou non chier..

On dirait que c’est comme dans une des scènes d’un des film Matrix (le dernier je pense…) où on voit Neo avec des milliers de tévées en arrière plan et qui incarnent toutes les réactions possibles qu’il pourrait prendre face à son interlocuteur (l’Architecte, me semble).

Bin souvent j’écoute une trallée de tivis de mes propres réactions avant de choisir laquelle adopter… Et on dirait que ça donne vie et forme à chacune des réalités possibles et différentes qui pourraient exister selon le choix de réaction que je fais, qu’il soit judicieux ou non.

Il est là le libre arbitre.

C’est un concept que j’ai abordé il y a longtemps, du temps de la Californie et de mon stage en neurobio moléculaire, en fait… Mais ça reste une concept qui m’attire beaucoup et qui me fascine : le libre-arbitre.

Et on dirait que pour arriver à le vivre vraiment (le libre-arbitre), faut être capable de maîtriser ses pulsions (à soi) et ses réactions spontanées et irréfléchies. En prenant juste un 4 secondes au lieu de se pitcher à répondre tout-de-go, on dirait qu’on laisse le temps au libre arbitre de naître, de se concrétiser et de pouvoir faire son œuvre : nous donner une liberté de choix, un pouvoir décisif sur l’avenir qu’on se donne.

Parce qu’on s’entend qu’en certaines circonstances, dans un certain type de discussion, on peut influer sur le reste de notre vie selon ce qu’on choisi comme réplique, selon qu’on choisi d’être conciliant ou borné, la donne en sera grandement affectée, par exemple.

C’est là la différence entre quelqu’un qui subit son existence et quelqu’un d’autre qui la vit et y participe de façon proactive. En prenant le temps de réfléchir et de choisir sa réaction, on a un pouvoir sur notre avenir, par ce choix qu’on exerce dans une certaine mesure. Et je me rends compte qu’en se prêtant à cet exercice les réactions des autres deviennent du coup un peu plus prévisibles.

Parce qu’on dirait qu’en choisissant la mienne, en prévoyant l’avenir proche qui en découle (n’oublions toujours pas le ‘dans une certaine mesure’ : je joue pas les devins et je prétends pas détenir quelque pouvoir obscur et fantasque de la sorte…) ça dirige et ça éclaire un peu à l’avance la réaction à laquelle je devrai faire face de la part de mon interlocuteur… dans une certaine mesure, je le répète encore =)

Intéressant cela est.. =]

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Hmm